Une agriculture 100% biologique, dans les dix ans, c’est possible !
- Privilégier les circuits courts (AMAP, Jardins de Cocagne etc...), les petites exploitations et anticiper la fin du pétrole.
- Pas de pesticides, pas d'OGM.
- Préserver la biodiversité, les paysages, la semence et les terroirs
L'agriculture européenne ne peut répondre aux demandes sociétales dans une économie aux prix fluctuants majoritairement orientés à la baisse. De même, l'agriculture des pays tiers ne peut se développer sans aide financière et sans protection du marché intérieur. L'économie agricole ne peut être une économie libérale, soumise aux seules lois du marché. La réforme de 2013 devra radicalement modifier les orientations de la politique agricole commune en généralisant le "contrat d'exploitation et de gestion". Les agricultures resteront libres de souscrire ou non à ce contrat, mais aucune subvention ne sera versée en dehors de cette contractualisation.
Ce contrat, financé par l'Union, mais susceptible d'être abondé par l'Etat et par les collectivités territoriales, précisera les engagements du cultivateur ou de l'éleveur en ce qui concerne la production alimentaire, la gestion de l'espace et le respect des ressources. La subvention se répartira en trois parts : une part déterminée en fonction du nombre de personnes affectées à l'exploitation, une part modulée en fonction des résultats en matière de biodiversité, de qualité des eaux et de respect du paysage, une troisième part liée aux volumes produits ou à la superficie entretenue.
La politique agricole commune se donnera, par ailleurs, pour priorité : la protection des terres agricoles face à l'urbanisation, l'autonomie énergétique des exploitations, la réduction des circuits de distribution afin d'assurer des niches économiques à l'exploitant et d'améliorer le rapport qualité/prix pour le consommateur, le développement de l'agrobiologie, le refus des OGM, de l'hormone laitière et de l'hormone de croissance, des élevages respectant l'animal. L'Europe plaidera pour la mise en place d'une politique agricole commune à l'échelle planétaire avec pour objectif : une régulation des prix, une aide au développement de l'agriculture des pays tiers, l'indépendance alimentaire des différents
continents. Parallèlement, l'Europe cherchera à mettre un terme au pillage des ressources marines, en particulier celles de l'Ouest africain, donnera la priorité à la pêche artisanale, interdira la pêche minotière, établira un cadastre marin dans la zone des 12 miles pour pouvoir attribuer des droits de pêche, et se donnera les moyens d'assurer un contrôle de tous les bateaux circulant dans les eaux européennes.